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16 avril 2008
LA FICTION FRANÇAISE M'A TUER
Comme cet exercice s'appelle un " billet d'humeur ", c'est exactement ce que cela va être : mon humeur du moment. Et elle n'est pas bonne !
Depuis plus d'un an, on discute beaucoup sur la fiction française, moribonde si on en croit les audiences et les articles. Au contraire, plutôt que de tirer sur l'ambulance, je préfère penser à une fiction en mutation, poussée par le succès des séries étrangères en prime-time sur les hertziennes. Mais aussi optimiste que je peux l'être, il y a des jours où c'est vraiment dur, dur, de croire au renouveau...

Avant tout, deux mises au point nécessaire pour être bien compris.
Je n'aime pas les " séries américaines ", mais les BONNES séries ! Cela a son importance. Et ces derniers mois, j'ai pris beaucoup de plaisir avec MAFIOSA, LES OUBLIEES, ENGRENAGES, LA COMMUNE, ONDES DE CHOC, LA COUR DES GRANDS, REPORTERS, et même SCALP, DAVID NOLANDE... la liste n'est pas exhaustive.
Ensuite, dans ce qui va suivre, les noms ont été éludés par moi pour ne pas faire de peine à des équipes ou même à des gens que je connais, d'autant plus qu'il me semble inutile de montrer du doigt un exemple en particulier. Ce que je vais décrire peut parfaitement convenir à de nombreuses autres productions.
Manque de chance : c'est sur ces exemples que je suis tombé.
Dernier détail : les illustrations de cet article ne sont bien sûr pas extraites des séries que je vais citer ! Ça serait trop facile !
La fiction française a besoin de se renouveler, elle a bien entamé sa remise en cause, elle se lance dans de nouvelles perspectives... mais, chemin faisant, se prend aussi les pieds dans le tapis !

Il était tard, et avant de quitter le bureau d'Aubervilliers que vous commencez à bien connaître si vous êtes des fidèles de ce blog (on pense organiser des visites guidées cet été...), je passe devant une télé allumée. C'est visiblement une série policière française qui était diffusée.
Très vite, j'étais tétanisé par ce que je voyais. Dans cette histoire policière, les comédiens paraissaient jouer comme dans une pièce de AU THEATRE CE SOIR du siècle dernier : regards appuyés, mouvements saccadés, débit de parole bien régulé, attitudes robotisées. Le poing frappe la paume de la main pour bien marteler l'idée. Le doigt est pointé vers les portes à franchir. " Réunion dans la salle de conférence dans 5 minutes, et appelez-moi machin ", hurle-t-il au téléphone. Ça lui ferait mal de dire merci ?
Au milieu de cet amoncellement de clichés et de lourdeurs, la réalisation a, semble-t-il, pris un parti pris intriguant : on filme tout depuis 3 kilomètres ! Les personnages sont loin, loin, très loin. Quand l'action se déroule dans une prison, c'est avec beaucoup de subtilité que l'on nous montre les personnages à travers du grillage... Message, enfermement, prison, et tout ça... Terrassé par ce premier degré, je m'attends au pire, et il arrive très vite. L'explosion d'une voiture. Simple, non ? Pas tant que ça, puisque là, on a choisi de nous montrer le véhicule pris par les flammes... avec une bonne surimpression optique ! Ils ont osé !
Le tout en 5 minutes.
5 minutes de trop qui m'ont mises de mauvaise humeur.
Et de me souvenir d'un dîner avec un ami scénariste, qui me racontait ses délires professionnels des six derniers mois.
Entraîné par son agent artistique, il se présente pour ce qu'il croit être un rendez-vous avec le responsable de collection d'une grande série policière. Il se retrouve en fait dans une sorte de casting à la NOUVELLE STAR, avec de jeunes prétendants à l'écriture dont la moyenne d'âge ne dépasse pas 19 ans. Mon ami ayant plus de la trentaine et un nombre considérable de scénarios à son actif... Poli, il se joint au groupe de huit, face au responsable.
" Le secret pour écrire une histoire pour notre série ? Des intrigues multiples en 4 actes ". Mon ami se retient de ne pas pouffer devant cette " révélation " d'écriture, qu'il applique depuis... depuis des années !
" Vous allez voir, c'est facile. Ça rapporte gros et vous aurez votre épisode à vous ".... Sauf que le gentil organisateur omet de préciser que, dans 99,9% des cas, la continuité dialoguée est remise entre les mains d'un auteur aguerri et interne à la production, et que, au mieux, le " scénariste " aura une mention au générique pour avoir apporté une idée de base. Aucune chance qu'il ne la développe lui-même...
" Puisque l'on doit vous proposer des idées d'épisodes, peut-on avoir la liste des sujets des épisodes déjà diffusés " demande mon ami.
- " Ah, ça non, c'est pas possible. "
- " Mais... euh... ça a déjà été diffusé ! "
- " Je vous dis que ce n'est pas possible "
- " Donc on va perdre notre temps en vous proposant des choses que vous avez peut-être déjà faites... Bon... mais alors, pouvez-vous nous donner une direction, par exemple, dans le cas d'un serial killer, on... "
- " Je vous arrête tout de suite : le serial killer, on a déjà fait. "
- " Oui, mais je ne vous dis pas ça. Je vous demande ce que l'on peut décliner et jusqu'où on peut aller avec une histoire de serial killer... "
- " Mais monsieur, puisque je vous dis qu'on a déjà un épisode avec un serial killer. "
- " Ben oui, mais vous avez bien un épisode avec un personnage blond. Vous pouvez en avoir un autre traité de façon différente, ça n'empêche pas de bâtir des histoires avec lui ! "
Le dialogue de sourd continuera ainsi, pour se finir en beauté par le départ du scénariste, interloqué devant tant de bêtise.
Pour conclure, voici cette autre tranche de vie, retracée par un participant à l'écriture d'un grand feuilleton quotidien français. Cherchez pas : chaque chaîne ayant le sien, c'est interchangeable.
Arrivée dans la " writer's room " d'un producteur.
" Messieurs, ça va ? "
- " Ben... on ré-écrit pour la 52ème fois le même épisode, étant donné que les scénaristes en chef sont incapables de nous dire où ils veulent en venir, ce qu'ils souhaitent et qu'ils n'ont pas le temps de venir discuter avec nous... mais à part ça, ça va. "
- " Bon... moi, j'ai une bonne nouvelle. On a trouvé l'acteur pour le rôle de Roger !" (faux prénoms bien sur...).
- " Ah oui, celui sur qui repose un coup de théâtre à venir vers le 60ème épisode : il se découvre homosexuel. On a déjà semé quelques indices là-dessus. "
- " Oui... enfin... c'est un bon acteur, on est ravi. Le seul truc, c'est qu'il refuse de jouer un personnage homosexuel. "
Long silence.
Enfin, un des scénaristes, épuisé, laminé et désabusé, lance : " Ok, pas de problème. "
- " Parfait. "
Et le responsable sort.
Les autres scénaristes, incrédules, sont sous le choc.
N'aurait-on pas dû trouver un acteur qui corresponde au rôle ?
Il y a à ce point une pénurie de bons acteurs ?
Fallait-il accepter la situation comme ça ?
Vous comprenez qu'après ces trois anecdotes, parfaitement authentiques, je me remette à douter, non pas de la volonté de changer la fiction française, mais de la capacité à pouvoir le faire, tout simplement !
Crédits photo
" Mafiosa " : Matthieu Colin / Canal+
" Ondes de Choc " : François Lefebvre / Téléimages
10:50 Publié dans Humeur du jour | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : MAFIOSA, SCALP, LA COMMUNE, REPORTERS, LA COUR DES GRANDS, DAVID NOLANDE
Commentaires
Il est assez clair que le problème des fictions françaises ne vient pas des scénaristes. Si ils avaient la même place dans le processus de création que leurs homologues américains, il est fort probable que l'on aurait le droit à des choses bien moins affligeantes.
Ecrit par : fabientoo | 16 avril 2008
Le problème de ne pas citer de nom, c'est aussi de décrédibiliser toute l'histoire. Il serait intéressant de savoir chez quel producteur et pour quelle série il y a eu de telles discussions afin de mieux comprendre les programmes qui sont en l'occurence touchés. Même si il n'y a qu'à lever les yeux et regarder le PAF, j'aurais bien aimé avoir le nom des séries précises.
Ecrit par : zemanuuu | 16 avril 2008
Je ne vois pas en quoi ne pas citer le titre d'une série qui etait en diffusion décridibilise mon propos !!!
Quand au reste, j'ai bien précisé que ce type de situation etait courant. L'appliquer à untel plutôt qu'à tel autre n'as donc pas d'interet dnas mon propos et dans ce que je veux démontrer.
Je ne vois donc pas l'interet de blesser des gens, de mettre dans l'embarras mes amis scénaristes qui me confient ce genre de choses, ne jeter l'opprobre sur tel ou telle production.
Sauf, oui, si je veux faire du sensationalisme malsain, du débalahge à scandale, de la curiosité déplacée. C'est tres à la mode en ce moment. Désolé, ce n'est pas ma maniere de vivre. Je n'ai aucun compte à regler.
Enfin, je pense que ma parole est assez crédible comme ça !
Alain.
Ecrit par : alain carraze | 16 avril 2008
Totalement d'accord avec ce que vous dites mais c'était pas non plus totalement dans l'idée de faire du sensationnalisme malsain non plus :)
Après, je comprends que ça puisse mettre certains de vos amis scénaristes dans la merde mais, à l'évidence, celui qui s'est barré pendant la réunion n'aura aucun intérêt à retravailler avec ce type d'individus donc je ne sais pas s'il a grand chose à perdre x)
Mais c'était pas du tout dans cet esprit malsain, je vous rassure.
Ecrit par : zemanuuu | 17 avril 2008
Pour positiver il y a encore 5 ans vous auriez peut être pas capable de citer 1 seul serie francaise interessante même si il n y pas eu encore la grande série qui ferait décoller tout ça!
Ecrit par : jean baptiste | 20 avril 2008
Je suis moi aussi scénariste, et cette réunion dont vous parlez, j'y ai je crois assisté (mais dans une autre cession)... Je suis un peu étonnée... C'est un exemple édifiant de comment certaines séries sont écrites en France, mais ça me semble un tout petit peu exagéré.
Certes, les postulants sont jeunes (enfin, j'étais sans doute la plus jeune de ma cession et j'ai 26 ans, et ce n'est pas ma première série... ;), certes le dir de col montre un enthousiasme délirant qui semble un peu décalé eut égard à la qualité de la série (si on parle bien de la même). Mais il y a une raison à tout ça. (Bon, je ne reviens pas sur les 4 actes, mais, d'après ma petite expérience, c'est une chose bonne à rappeler, car souvent les producteurs se mèlent de la structure, avec plus ou moins de bonheur, et découpent un épisode de manière un tant soit peu farfelue... Bref !)
La raison, c'est que cette série a mauvaise réputation (pour ne pas dire la réputation d'être mauvaise). Ce qui fait que les auteurs aguerris refusent de l'écrire, et que la prod est obligée 1/ de proposer un salaire 20% supérieur à celui qu'on touche habituellement sur un format de ce type, et 2/ de recruter dans la jeune génération. Il est de notoriété publique que la prod ratisse large sur cette série, qu'on peut accéder à leur cession de recrutement même sans agent, et que c'est un bon tremplin pour commencer sa carrière (il faut bien commencer : il y a bien eu un moment dans la vie de scénariste de votre ami ou il a vendu son premier scénario pour la télé ^^).
Il y a donc un contexte à tout ça. Je ne pense pas qu'il faille généraliser cet exemple à toute la fiction. Bien sûr, parfois, ça se passe comme ça. Mais parfois ça se passe aussi très bien. Je travaille en ce moment sur une série jeunesse de qualité, avec des producteurs qui ont une véritable exigence artistique (et la chaîne suit ! incroyable ! elle n'impose même pas des trucs improbables - enfin, presque pas - !), et des directeurs de collection de talent. Bon, c'est prévu pour une case à relativement faible audience, c'est plus facile de prendre des risques...
Tout ça pour dire que la situation est toujours plus compliquée qu'on le croit... :)
Ecrit par : auréliem | 24 avril 2008
rassurez-moi : on n'est pas obligé d'adhérer à cette déclaration de branchitude ?
on a le droit encore de beaucoup apprécier d'autres fictions françaises que celles qui ont reçu l'ausweiss des milieux qui font l'opinion ( sans avoir d'ailleurs l'approbation populaire qui reste attachée malgré la propagande officiel à d'autres séries que celles citées au-dessus qui ont pratiquement toutes été des bides ) ?
sinon, et bien certaines fictions françaises battent encore largement les productions yankees ( mais on ne tient pas à ce que cela se sache ... ) , j'ai souvenir d'un certain Le Monsieur d'en face qui avait laissé loin derrière lui les inédits de FBI et dont le score n'a été dépassé que par 2 soirées CSI _ mais Catherine Willows et Grissom n'avaient pas eu à combattre Jack Malone ces soirs-là ! _ , sinon, toutes les autres fictions US, Dr House, CSI Miami, etc... sont loin derrière !
bref, une déclaration de foi pas trés honnête et marqué au coin de la pensée unique ... , et je suppose , monsieur Carrazé, que le mépris que vous montrez pour la majorité des fictions françaises va de paire avec celui éprouvé pour le public, français et étranger, qui suit avec plaisir ces oeuvres !
Ecrit par : charlesdenanterre | 26 avril 2008
A auréliem :
Vos précisions sont intéressantes sur ce sujet précis, mais je ne pense pas qu’elles modifient au fond ce qui résulte de cette démonstration : à force de simplifier, on édulcore et on banalise. « Le serial-killer, on as déjà fait » est certainement une "phrase qui tue", non ?
A charlesdenanterre :
Je ne vois pas trop le rapport entre le sujet de ce billet et celui que vous exprimez. Je n’ai jamais évoqué l’audience des séries françaises mais la manière dont certaines semblent être produites et pensées.
Votre argument, qui revient à dire qu’une série qui fait de l’audimat est forcément une bonne série, est extrêmement discutable. C’est d’ailleurs une bonne idée pour un prochain billet, qui risque de ne pas plaire à tout le monde. Tant pis, fallais pas me lancer là-dessus !
Vous sous-entendez aussi que l’audimat est roi et, qu’à partir de là, toute analyse et critique n’est plus justifiée. Permettez moi, là aussi, d’émettre quelques doutes…
Ensuite, votre opposition série américaine – série française est bien dépassé. J’ai d’ailleurs bien précisé en préambule que je n’aimais pas les « séries américaines » mais les « bonnes séries ». Et oui, rassurez vous, il y a de très nombreuses séries étrangères que je ne trouve pas bonne !!!
Quant à mon mépris supposé, je n’en ai que pour les oeuvres qui montrent elles-même du mépris pour les téléspectateurs qui les regardent, en ignorant ou en dévalorisant leur intelligence. Juste retour des choses.
Enfin, des expressions telles que « pensées unique », « branchitude » ou «propagande oficielle" me paraissent totalement surréaliste dans ce contexte
A. C.
Ecrit par : alain carraze | 27 avril 2008
relisez-vous !
" Depuis plus d'un an, on discute beaucoup sur la fiction française, moribonde si on en croit les audiences et les articles. " et à cela que je répond : pas moribonde du tout vu les audiences de nombreuses de fictions françaises depuis le début de l'année ...
votre argument que l'audimat ne vaut RIEN sauf quand cela vous arrange est un peu facile : celui de Femmes de Loi ( version Ingrid Chauvin ) ou de La Taupe n'est pas à considérer, ceux de FBI et CSI si ( car il y a un bon public et un mauvais public, je suppose ? ) , et c'est vous qui faite une opposition fictions US / frenchies, car, perso, je regarde les deux, et depuis plus longtemps que vous, en appréciant chacune des 2 " écoles " ! votre volonté d'uniformisation, d'allégeance au style Us, voilà l'ennemi, ne trouvez pas que nous sommes avez colonisés comme cela ???
la dernière phrase _ pompée sur télérama _ ne veut rien dire, où plutôt enfonce le clou : pauvres gens qu'on berne aussi facilement ! ces 13 millions de téléspectateurs de Dolmen ( et plus encore à l'étranger où le saga fut un tel triomphe qu'elle reçut le French TV Export Award 2006 ) par exemple, ils ont été dupés ! il faut qu'on les rééduque !
on est bien dans la branchitude et le reste. ..
Ecrit par : charlesdenanterre | 27 avril 2008
relisez-vous !
" Depuis plus d'un an, on discute beaucoup sur la fiction française, moribonde si on en croit les audiences et les articles. " et à cela que je répond : pas moribonde du tout vu les audiences de nombreuses de fictions françaises depuis le début de l'année ...
votre argument que l'audimat ne vaut RIEN sauf quand cela vous arrange est un peu facile : celui de Femmes de Loi ( version Ingrid Chauvin ) ou de La Taupe n'est pas à considérer, ceux de FBI et CSI si ( car il y a un bon public et un mauvais public, je suppose ? ) , et vous c'est qui faite une opposition fictions US / frenchies, car, perso, je regarde les deux, et depuis plus longtemps que vous, en appréciant chacune des 2 " écoles " ! votre volonté d'uniformisation, d'allégeance au style Us, voilà l'ennemi, ne trouvez pas que nous sommes avez colonisés comme cela ???
la dernière phrase _ pompée sur télérama _ ne veut rien dire, où plutôt enfonce le clou : pauvres gens qu'on berne aussi facilement ! ces 13 millions de téléspectateurs de Dolmen ( et plus encore à l'étranger où le saga fut un tel triomphe qu'elle reçut le French TV Export Award 2006 ) par exemple, ils ont été dupés ! il faut qu'on les rééduque !
on est bien dans la branchitude ( vive Canal ! à bas TF1 ! ) et le reste. ..
Ecrit par : charlesdenanterre | 27 avril 2008
Relisez moi !
Après la phrase que vous citez, je précise justement que j’ai, moi, au contraire de ces affirmations, toujours pensé qu’un changement bénéfique pour la fiction française était en train de s’opérer. Ne sortez pas des phrases de leur contexte, surtout quand ce que je dis vas dans votre sens !
De plus, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai pas dit que je rejetais tout audimat. J’ai dit que d’assimiler l’intérêt d’une œuvre à son seul audimat est un sujet débatable et discutable. Calmez vous !
Et ça continue : ou ais-je dis qu’il fallais faire allégeance aux séries US et s’uniformiser ?! Bien au contraire, j’ai toujours pensé qu’une fiction forte se devais être originale, et que de faire une copie d’un succès US n’était pas la solution. Ecoutez le blog « la fiction française m’a re-tuer » si vous en doutez. Vous me prêtez des idées que je n’ai pas !
De même, ce discours sur la « ré-éducation » supposée des téléspectateurs, qui se scinderai soit disant en deux groupes, les bons et les mauvais, ne vient pas de moi. J’ai une vision moins caricaturale des choses.
De même sur du « vive canal , à bas TF1 »… bref, sur un peu tout ce que vous m’accusez de penser !
Je n’achète pas et ne lis pas Télérama. Désolé ! je lis ( et je travailles à ) « Télé 2 Semaines » et y trouve beaucoup de plaisir. C’est pas très « in », je sais… Mais j’ai jamais été « tendance ».
Et justement, je suis assez amusé de constater que je me fait accuser de « branchitude » et que les séries américaines deviennent un « complot médiatique »… Pour moi qui parle de « Mission Impossible » et des « Nouvelles Aventures de Vidocq » depuis des années sans avoir été toujours pris au sérieux, c’est un peu ironique, vous ne trouvez pas ? Anecdotique un jour, branché un autre ?
Je vous sent extrêmement remonté contre une sorte d’intelligentsia qui décide du « mieux disant culturel » à la place des autres. Mais figurez vous que moi aussi ! La fiction télé, en France, a pendant longtemps été dédaignée, méprisée… Elle a acquis une récente légitimité et c’est tant mieux. Je pense que vous vous trompez de cible…
Encore une fois, vous vous emportez. Nous sommes ici pour échanger des opinions, et c’est d’ailleurs un plaisir de le faire avec vous. Mais restons calme et si vous préférez déraper dans les attaques personnelles, il n’est plus utile que je vous réponde. Ces commentaires vous restent ouvert, tant que vous ne deviendrez pas insultant...
Ecrit par : alain carraze | 27 avril 2008
Complètement d'accord avec vous sur "le serial killer on a déjà fait". Je n'ai pas dit non plus que c'était la série de l'année... ;)
Ecrit par : auréliem | 28 avril 2008
je sais pas pourquoi mais je pense que aurélie parlait un peu de "sous le soleil" plus haut en disant "pour ne pas dire la réputation d'être mauvaise" même si j'ai jamais vu cette série.
Ecrit par : lilsun | 05 mai 2008
Ca n'a pas d'importance. Je suis d'accord avec l'idée que ça ne sert à rien de donner des noms... ;)
Ecrit par : auréliem | 06 mai 2008









